Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".



RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

mercredi 31 août 2016

Et si l'on commençait à rétablir la vérité sur l'URSS Les « millions de morts » du stalinisme : de l’intox !

L’article qui suit a été rédigé par Ludo Martens dans le n° 39 de Solidaire (octobre 1993), le journal du Parti du Travail de Belgique.
Martens se contente de commenter un article de Nicolas Werth écrit sur la base des archives soviétiques et publié en septembre 1993 dans la revue spécialisée L’Histoireintitulé : « Goulags : les vrais chiffres » dans lequel il dévoile que les chiffres autrefois admis par les « historiens » dominants à propos des victimes des goulags sont tout simplement faux.
imap19
Là où cet article est doublement intéressant c’est que l’auteur, Nicolas Werth, deviendra peu après, au nom de la propagande anticommuniste, collaborateur du Livre noir du communisme dans lequel Courtois affirme que Staline a tué 20 millions de personnes en URSS, Werth a finalement préféré faire passer l’idéologie au-dessus de la vérité historique, mais les faits sont là.
« Robert Conquest est une grande autorité dans les milieux académiques occidentaux qui s’occupent de l’histoire de l’Union soviétique. Armé de toute la science de la statistique et de l’extrapolation, Conquest a fait de savants calculs sur les « crimes » du stalinisme. Les résultats de ces calculs, vous les avez lus des dizaines de fois dans vos journaux.
Mais avec l’éclatement de l’URSS, les statistiques véritables sont révélées. Dans le n° 169 de L’Histoire (septembre 1993, p 38-51), Nicolas Werth les publie sous le titre « Goulag, les vrais chiffres » (sauf mention contraire, tous les chiffres de cet article proviennent de cette source). Coup de tonnerre : les chiffres de Conquest sont faux, archi-faux. Tout le matraquage sur les millions de victimes du stalinisme n’est qu’une calomnie grossière !
Conquest a compté 5 millions d’internés dans le Goulag, début 1934. Il y ajoute 7 millions de personnes arrêtées pendant les purges de 1937-38, cela fait douze millions. Il en déduit « un million d’exécutés et 2 millions de morts de causes diverses » pendant ces deux années. Cela fait exactement 9 millions de détenus politiques en 1939 « sans compter les droits communs ». Ayant « chiffré » l’ampleur de la « répression stalinienne », Conquest se met à compter les cadavres. Il prétend qu’entre 1939 et 1953, il y eut une mortalité annuelle moyenne « d’environ 10 % ». Pourtant, pendant toutes ces années, le nombre de détenus est resté à peu près stable à 8 millions. Cela veut donc dire que pendant ces années, 12 millions de personnes ont été « assassinées » dans le Goulag.
Les frères Medvedev. qui sont bien connus pour être des « communistes » de la tendance Khrouchtchev-Gorbatchev, ont confirmé, pour l’essentiel, ces chiffres révélateurs : « II y avait, du vivant de Staline, douze à treize millions de personnes dans les camps ». Sous Khrouchtchev, qui fit « renaître les espoirs de démocratisation », les choses allaient bien sûr beaucoup mieux : dans le Goulag, il n’y avait plus que « 2 millions de criminels de droit commun ». (Roy et Jaurès Medvedev, Khrouchtchev, éditions Maspero, 1977, p. 180) Jusqu’ici, pas de problèmes, tout baigne dans l’huile pour nos anticommunistes. On les croit sur parole.
La publication des statistiques du Goulag
Puis l’URSS a éclaté et les disciples de Conquest ont pu s’emparer des archives soviétiques. En 1990, les historiens soviétiques Zemskov et Dougin ont publié les statistiques inédites du Goulag. Elles contiennent les arrivées et les départs, consignés jusqu’au dernier homme. Conséquence inattendue : ces livres de comptes ont permis d’arracher le masque scientifique de Conquest et de condamner ses allégations comme des mensonges motivés par des considérations politiques.
En 1934, Conquest a compté 5 millions d’internés politiques. En fait, ils étaient entre 127.000 et 170.000. Le nombre exact de tous les détenus dans les camps de travail, politiques et droits communs confondus, était de 510.307. Sur l’ensemble des détenus, il n’y avait qu’entre 25 et 33 % de politiques.
  • Aux 150.000 détenus politiques de 1934, Conquest en a rajouté 4.850.000. Un détail.
En moyenne annuelle, Conquest a vu 8 millions de détenus dans les camps. Et Medvedev 12 à 13 millions. En réalité, le nombre de détenus politiques a oscillé entre un minimum de 127.000 en 1934 et un maximum de 500.000 pendant les deux années de guerre 1941 et 1942. Les chiffres réels ont donc été multipliés par 16 à 26.
  • Là où se trouvaient en moyenne 272.000 détenus politiques, Conquest en a « inventé » 7.728.000 en plus !
Erreur statistique marginale, bien sûr. Puisque dans nos livres d’école, dans nos journaux, nous ne trouvons pas le chiffre réel de 272.000, mais la calomnie des 8.000.000 ! Conquest, l’escroc, prétend qu’en 1937-38 les camps ont été gonflés de 7 millions de « politiques », et qu’il y eut 2 millions de morts. En fait, de 1936 à 1939, le nombre de détenus dans les camps a augmenté de 477.789 personnes (de 839.406 à 1.317.195). Un facteur de falsification de 14. Les décès se chiffraient en 1937-1938 à 115.922 et non pas à 2.000.000.
  • Là où 116.000 personnes sont décédées en 37-38 pour diverses causes, Conquest rajoute 1.884.000 « victimes du stalinisme ».
L’idéologue de Gorbatchev, Medvedev, a noté 12 à 13 millions de gens dans les camps « staliniens » ; sous le libéral Khrouchtchev, heureusement, il n’en restait que 2 millions : tous des droits communs. Quelle fut la réalité ? Sous Staline, le plus grand nombre de détenus du Goulag a été enregistré en 1951. Il y avait alors 1.948.158 droits communs… juste autant que sous Khrouchtchev ! Le nombre réel des détenus politiques étaient alors de 579.878. La plupart de ces « politiques » étaient des individus qui avaient collaborés avec les nazis : ceux condamnés pour trahison étaient 334.538.
49.000 décès
deviennent 855.000
« victimes du stalinisme »
Selon Conquest, entre 1939 et 1953, il y eut, dans les camps de travail, 10 % de décès par an, au total 12 millions. Une moyenne de 855.000 morts par an. Le chiffre réel, en temps ordinaire, était de 49.000. Conquest a « rêvé » un surplus de 806.000 morts par an. Pendant les quatre années de la guerre, quand la barbarie nazie a provoqué des conditions insupportables pour tous les Soviétiques, la moyenne des décès était de 194.000. Ainsi, en quatre ans, les nazis causèrent un surplus de 580.000 décédés, mis sur le dos de Staline…
Werth, qui dénonce les falsifications de Conquest, s’efforce quand même de maintenir autant que possible le mythe des « crimes » staliniens. « En quatorze ans (1934-1947) 1 millions de morts furent enregistrées dans les seuls camps de travail. » Ainsi, Werth aussi met les 580.000 morts supplémentaires, dus aux nazis, sur le compte du socialisme !
Dans les chiffres fantaisistes sur les « crimes de Staline », s’exprime exclusivement la haine du socialisme. Tous les défenseurs du système inhumain et barbare qu’est l’impérialisme, ont inventé des « crimes » staliniens pour exciter les gens à la haine du socialisme. Hitler a été un des premiers à « chiffrer » ses crimes. En 1926 déjà, dans Mein Kampf, il « compte » 30 millions de victimes du « judéo-bolchevisme » ! (Hitler, Mijn Kamp, Edition Ridderhof, 1982, p.400). C’était avant les collectivisations et l’épuration. Brzezinski, l’ancien conseiller de la Sécurité de Carter, parle lui aussi de « pas moins de 20 millions et peut-être même de 40 millions de victimes de Staline ». Sa source : Conquest ! (Brzezinski, The Grand Failure, Charles Scribner’s Son, New York, 1989, p.27) Pour maintenir son système criminel, barbare et inhumain, l’impérialisme sera toujours obligé de répandre mensonges et calomnies sur les communistes et sur le socialisme. »
Source : http://editions-proletariennes.fr/Dochml/presse/articles/solidaire/dates/1993/solidaire39p19/sol39p19.ht

lundi 29 août 2016

Professeur Henri Joyeux : À propos de ma radiation de l’Ordre des médecins : une extrême gravité

Afficher l'image d'origine
Chers AMIS de la SANTÉ,
J’ai appris par voie de presse ma radiation de l’ordre des médecins à compter du 1er décembre 2016. Les médias, dont ceux qui font la publicité des fabricants de vaccins,  se sont chargés d’informer très largement le grand public.
Par la décision de la chambre disciplinaire du conseil régional de l’ordre des médecins (Languedoc-Roussillon) du 8 juillet, on veut m’interdire d’exercer mon métier de médecin cancérologue. Comme il ne m’est rien reproché sur le plan strictement professionnel, mais qu’on me reproche de m’être exprimé publiquement, c’est qu’on cherche à me faire taire.
J’ai reçu un très grand nombre d’encouragements, par téléphone ou mails, de France comme de l’étranger, à la fois de collègues, de consoeurs et confrères médecins et d’un très grand nombre de patients connus ou inconnus qui ne comprennent pas une telle décision disciplinaire. Soyez-en ici très chaleureusement remerciés, car je n’ai pas pu le signifier à chacun par manque de temps d’autant qu’il m’a fallu préparer ma défense.
J’ai d’abord été conforté par la position immédiate du conseil de l’ordre des médecins de mon département qui a décidé de faire appel face à la gravité de la sanction. Je remercie très chaleureusement toute l’équipe autour du président du conseil de l’ordre de l’Hérault à Montpellier.

Heureusement, l’appel auprès du Conseil national de l’ordre des médecins a un effet suspensif

J’ai pu poursuivre des consultations bénévoles en différents endroits pendant l’été.
J’ai pris conseil et travaillé avec un avocat, étonné comme moi et mes collègues de Montpellier par la gravité de la sanction. Je conteste non seulement la sanction –la plus lourde qui soit à l’encontre d’un médecin, en principe réservée à des gens qui ont commis des faits pénalement répréhensibles-, mais avant tout je réfute le principe même de toute faute déontologique.
Être mis au ban de la médecine comme si j’avais assassiné, volé, violé, comme si j’étais incompétent et dangereux, après 40 ans d’exercice de ce métier où j’ai tout fait pour donner et donner encore le meilleur de moi-même, être sans cesse au courant des découvertes les plus récentes est insupportable tant pour ma personne, ma famille que pour mes nombreux élèves et les très nombreux patients que j’ai soignés, que je consulte et conseille encore régulièrement.
Je reste déterminé, car les accusations portées contre ma personne sont entachées de nombreuses erreurs.  La plus importante est que je ne suis pas contre les vaccins, en particulier obligatoires, mais lanceur d’alerte contre les abus consistant à imposer des vaccins non nécessaires à un nouveau-né de 2 mois et même avant sa mise au monde.

Tout cancérologue doit bien connaître le système immunitaire

Je reconnais à la fois son importance pour comprendre et éviter les nombreuses maladies liées à des défenses immunitaires fortement perturbées, par bactéries, virus, champignons ou parasites dans telle ou telle partie du corps, et l’intérêt des thérapeutiques dites ciblées utilisées de plus en plus efficacement en cancérologie.
Je demande à ce que le carnet de vaccination soit revu de fond en comble, afin que l’allaitement maternel soit proposé en première intention et que les vaccinations dites recommandées restent de la responsabilité exclusive des médecins référents. Sollicités par les familles, contrôlés sans cesse par l’assurance maladie, poussés par les publicités, mes confrères et consoeurs médecins sont parfois désorientés. Ils savent parfaitement que les vaccinations des nouveau-nés dépendent d’abord de la santé des parents et que le système immunitaire d’un enfant nouveau-né en bonne santé a besoin de 1000 jours après sa conception pour être mature et fonctionnel, c’est à dire pas avant l’âge de 2 ans.

On cherche à médicaliser l’émotion dès la naissance ou même avant

Ainsi peut-on proposer la généralisation des vaccinations sans tenir compte de l’état de santé des parents et en ne tenant aucun compte des effets délétères des vaccinations imposées si précocement à des nouveaux nés naturellement fragiles. En dehors de cas très particuliers, la vaccination à 2 mois contre l’hépatite B et dès 9 à 12 ans contre les papilloma virus responsables de maladies sexuellement transmissibles, est totalement abusive et impose de résister à de fausses bonnes solutions car prises en dépit de certaines réalités et parfois du bon sens.
Je crains de ne pas être convoqué, par les responsables de la concertation citoyenne sur les vaccins, pour représenter un très grand nombre de personnes qui perdent chaque jour un peu plus confiance dans la médecine traditionnelle face aux excès thérapeutiques, en particulier avec la généralisation abusive des vaccinations. À la mi-août, la pétition ”Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires !” a été signée par un grand nombre de personnes, dépassant 1 million 74000 signataires. Il faut continuer à la faire connaître.
J’ai refusé une pétition pour me soutenir, car j’ai pensé qu’il était plus important et urgent que les 1 million 74000 signataires soient entendus et qu’enfin soit annoncée la refabrication du seul vaccin obligatoire le DTP sans Aluminium, cet adjuvant dont on ne peut plus cacher les effets délétères, qui est ajouté pour stimuler une immunité encore immature.

À propos de la concertation citoyenne qui veut ”réconcilier les Français avec la vaccination”

Sachez que je prépare un argumentaire étayé que j’enverrai à mes collègues nommés par la ministre de la Santé pour le débat sur la vaccination qui a commencé, auquel je n’ai pas été convié. Ce débat citoyen a pour but ”de réconcilier les Français avec la vaccination”.
Je crains surtout que ne soit recherchée la couverture vaccinale la plus large, dès la naissance, soi-disant contre le plus grand nombre de maladies. Et cela sans certitude d’efficacité, en utilisant le mot ”exigibilité” pour le plus grand nombre d’institutions (milieu scolaire en particulier) et de structures (crèches, maisons de retraite…).
Être lanceur d’alerte auprès du grand public quand on n’est pas entendu par les responsables politiques est-il si répréhensible ?
Restant à votre service, toujours pour la meilleure santé de vos familles et de vos enfants, je souhaite à toutes et à tous une bonne fin de vacances et une bonne reprise pour celles et ceux qui sont déjà au travail.
Pr Henri Joyeux

samedi 27 août 2016

Les mensonges des propagandistes médiatiques aux ordres des puissants altèrent notre vision de l'actualité et du monde il est bon de regarder la vérité en face aujourd'hui une guerre avec la Russie est souhaitée par les puissants et t out se met en branle , Ne nous laissons pas abuser

Si la guerre avec la Russie éclate, à dessein ou par accident, les journalistes en porteront une grande part de responsabilité.
La disculpation d’un homme accusé du pire des crimes, le génocide, n’a pas fait les manchettes. Ni la BBC ni CNN n’en ont parlé. The Guardian s’est permis un bref commentaire. Un tel aveu officiel et rare fut, sans surprise, enterré ou occulté. Cela révélerait trop de choses sur les dirigeants du monde.
Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a discrètement blanchi le feu président serbe, Slobodan Milosevic, de crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995, y compris du massacre de Srebrenica.
Loin d’avoir conspiré avec le leader des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, qui a été condamné, Milosevic avait en réalité « condamné le nettoyage ethnique », s’était opposé à Karadzic et a tenté d’arrêter la guerre qui a démembré la Yougoslavie. Enterré vers la fin d’un arrêt de 2,590 pages sur Karadzic, publié au mois de Février dernier, cette vérité démolit un peu plus la propagande qui justifia l’assaut illégal de l’OTAN sur la Serbie en 1999.
Milosevic est mort d’une crise cardiaque en 2006, seul dans sa cellule à La Haye, au cours de ce qui équivaut à un procès bidon par un « tribunal international » inventé par les Etats-Unis. Une intervention chirurgicale, qui aurait pu lui sauver la vie, lui fut refusé et son état s’est empiré et il fut surveillée et maintenu au secret par les autorités US, comme WikiLeaks l’a révélé depuis.
Milosevic a été victime de la propagande de guerre qui aujourd’hui coule à flots sur nos écrans et journaux et signale un grand danger pour nous tous. Il était l’archétype du démon, vilipendé par les médias occidentaux comme le « boucher des Balkans » qui était responsable de « génocide », en particulier dans la province yougoslave sécessionniste du Kosovo. Le Premier ministre Tony Blair l’a dit, a invoqué l’Holocauste et a demandé des mesures contre « ce nouveau Hitler ».
David Scheffer, l’ambassadeur itinérant des crimes de guerre [sic], a déclaré que jusqu’à « 225.000 hommes albanais ethniques âgés de 14 à 59 ans » ont pu être assassinés par les forces de Milocevic.
Ce fut la justification des bombardements de l’OTAN, dirigés par Bill Clinton et Blair, qui tuèrent des centaines de civils dans des hôpitaux, des écoles, des églises, des parcs et des studios de télévision et détruisirent l’infrastructure économique de la Serbie. Ce fut un geste manifestement idéologique ; à une fameuse « conférence de paix » à Rambouillet, en France, Milosevic a été confronté par Madeleine Albright, la secrétaire d’Etat US, qui allait entrer dans les annales de l’infamie avec sa remarque sur la mort d’un demi-million d’enfants irakiens qui « en valait la peine ».
Albright a communiqué une « offre » à Milosevic qu’aucun leader national ne pouvait accepter. À moins de convenir d’une occupation militaire étrangère de son pays, avec des forces d’occupation « en dehors d’un processus juridique », et de l’imposition d’un « marché libre » néo-libéral, la Serbie serait bombardée. C’était contenu dans une « Annexe B », que les médias n’ont pas lue ou ont censurée. L’objectif était d’écraser le dernier Etat « socialiste » indépendant de l’Europe.
Une fois que l’OTAN a commencé à bombarder, il y eut une ruée de réfugiés kosovars « fuyant un holocauste ». Quand tout fut terminé, les équipes internationales de police se sont rendues au Kosovo pour exhumer les victimes. Le FBI n’a pas réussi à trouver une seule fosse commune et ils rentrèrent chez eux. L’équipe médico-légale espagnole a fait de même, son chef dénonçant avec colère « une pirouette sémantique par les machines de propagande de guerre ». Le décompte final des morts au Kosovo est 2788. Cela inclut les combattants des deux côtés et les Serbes et les Roms assassinés par le pro-OTAN Front de libération du Kosovo. Il n’y a pas eu de génocide. L’attaque de l’OTAN fut à la fois une fraude et un crime de guerre.
Tous sauf une fraction des tant vantés missiles à « précision guidée » des Etats-Unis ont touché non pas des cibles militaires mais des civils, y compris les studios de la Radio Télévision de Serbie à Belgrade. Seize personnes ont été tuées, dont des cameramen, des producteurs et une maquilleuse. Blair qualifia les morts, de manière profane, comme « le commandement et le contrôle » de la Serbie.
En 2008, le procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, a révélé qu’elle avait subi des pressions pour ne pas enquêter sur les crimes de l’OTAN.
Ceci devint le modèle pour les invasions futures par Washington de l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et, de manière furtive, la Syrie. Toutes ces invasions pouvaient êtres qualifiées de « crimes suprêmes » selon la norme établie à Nuremberg ; toutes dépendaient de la propagande des médias. Alors que le journalisme à sensation a joué son rôle habituel, c’était le journalisme sérieux, crédible, souvent progressiste qui a fut le plus efficace – la promotion évangélique de Blair et de ses guerres par le Guardian, les mensonges incessants sur les armes de destruction massive inexistantes de Saddam Hussein dans The Observer et leNew York Times, et les battements de tambours ininterrompus de la propagande du gouvernement par la BBC dans le silence de ses omissions.
Au plus fort des bombardements, Kirsty Wark de la BBC a interviewé le général Wesley Clark, le commandant de l’OTAN. La ville serbe de Nis venait d’être pulvérisé par des bombes à sous-munitions états-uniennes, tuant femmes, personnes âgées et enfants dans un marché ouvert et un hôpital. Wark n’a pas posé une seule question sur ce sujet, ni sur tous les autres morts civils.
D’autres furent plus effrontés. En Février 2003, au lendemain de l’écrasement de l’Irak par Blair et Bush, le rédacteur en chef politique de la BBC, Andrew Marr, se trouvait à Downing Street [Bureaux du Premier Ministre Britannique – NdT] et prononça ce qui équivaut à un discours de victoire. Il déclara avec enthousiasme à ses téléspectateurs que Blair avait « dit qu’ils seraient en mesure de prendre Bagdad sans bain de sang, et qu’en fin de compte les Irakiens allient célébrer. Et sur ces deux points, il a eu totalement raison ». Aujourd’hui, avec un million de morts et une société en ruines, les interviews de Marr à la BBC sont recommandées par l’ambassade des Etats-Unis à Londres.
Les collègues de Marr s’alignèrent pour qualifier les actions de Blair de « justifiées ». Le correspondant à Washington de la BBC, Matt Frei, déclara : « Il ne fait aucun doute que la volonté d’apporter le bien, les valeurs américaines au reste du monde, et en particulier au Moyen-Orient … est désormais de plus en plus liée au pouvoir militaire. »
Cette prosternation devant les États-Unis et leurs collaborateurs comme une force bienveillante qui « apportent le bien » est profondément ancrée dans le journalisme occidental moderne. Il veille à ce que la catastrophe actuelle en Syrie soit exclusivement de la faute de Bachar al-Assad, contre qui l’Occident et Israël conspirent depuis longtemps, non pas pour des considérations humanitaires, mais pour consolider le pouvoir agressif d’Israël dans la région. Les forces jihadistes déchaînées et armées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie et leurs mandataires de la « coalition » sont là pour ça. Ce sont eux qui dispensent la propagande et les vidéos qui deviennent des informations aux États-Unis et en Europe, et qui fournissent un accès aux journalistes et garantissent une « couverture » partisane de la Syrie.
Aux informations, on parle de la ville d’Alep. La plupart des lecteurs et téléspectateurs ne seront pas au courant que la majorité de la population d’Alep vit dans la partie occidentale contrôlée par le gouvernement. Le fait qu’ils souffrent quotidiennement des bombardements d’artillerie d’al-Qaida parrainé par l’Occident n’est pas mentionné. Le 21 Juillet, les bombardiers français et américains ont attaqué un village du gouvernement dans la province d’Alep, tuant jusqu’à 125 civils. Cela a été rapporté en page 22 du Guardian ; il n’y a pas eu de photos.
Après avoir créé et soutenu le djihadisme en Afghanistan dans les années 1980 dans le cadre de l’Opération Cyclone – une arme qui visait à détruire l’Union soviétique – les États-Unis sont en train de faire quelque chose de similaire en Syrie. Comme les moudjahidin afghans, les « rebelles » syriens sont les fantassins de l’Amérique et de la Grande-Bretagne. Beaucoup combattent pour al-Qaida et ses variantes ; certains, comme le Front Nosra, se sont rebaptisés pour se conformer aux sensibilités américaines post-11 Septembre. La CIA les dirige, avec difficulté, comme elle dirige des djihadistes partout dans le monde.
L’objectif immédiat est de détruire le gouvernement de Damas qui, selon le sondage le plus crédible (YouGov Siraj), est soutenu par la majorité des Syriens, ou tout au moins qui se retournent vers lui pour sa protection, quelle que soit la barbarie qui peut régner en coulisses. L’objectif à long terme est de nier à la Russie un allié clé du Moyen-Orient dans le cadre d’une guerre d’usure de l’Otan contre la Fédération de Russie qui finirait éventuellement par détruire cette dernière.
Le risque nucléaire est évident, bien qu’occulté par les médias du « monde libre ». Les éditorialistes duWashington Post, ayant promu le mensonge sur les Armes de destruction massive en Irak, demandent à Obama d’attaquer la Syrie. Hillary Clinton, qui se réjouissait publiquement de son rôle de son bourreau lors de la destruction de la Libye, a indiqué à plusieurs reprises que, en tant que présidente, elle « ira plus loin » qu’Obama.
Gareth Porter, un journaliste basé à Washington, a récemment révélé les noms de ceux qui sont susceptibles de faire partie du cabinet Clinton, qui planifient une attaque sur la Syrie. Tous ont des passés de belligérants de la guerre froide ; l’ancien directeur de la CIA, Leon Panetta, a déclaré que « le prochain président devra envisager d’envoyer des forces spéciales supplémentaires sur le terrain ».
Le plus remarquable dans la propagande de guerre qui bat actuellement son plein est son côté absurde et familier. J’ai visionné des films d’archives des années 1950 à Washington, à l’époque où des diplomates, des fonctionnaires et des journalistes étaient traqués et ruinés par la chasse aux sorcières déclenchée par le sénateur Joe McCarthy contre ceux qui contestaient les mensonges et la paranoïa au sujet de l’Union Soviétique et de la Chine. Comme une tumeur renaissante, le culte anti-Russe est de retour.
En Grande-Bretagne, Luke Harding du Guardian entraîne ses lecteurs qui détestent la Russie dans un flot de parodies journalistiques qui attribuent à Vladimir Poutine tous les malheurs de la terre. Lorsque la fuite desPanama Papers fut publiée, la première page du quotidien mentionna M. Poutine, et il y avait une image de Poutine ; peu importe si le nom de Poutine n’était mentionné nulle part dans les documents.
Comme Milosevic, Poutine est le Diable en chef. C’est Poutine qui a abattu un avion de ligne Malaisienne au-dessus de l’Ukraine. Le titre auquel on a eu droit est le suivant : « En ce qui me concerne, Poutine a tué mon fils. » Pas besoin de preuves. C’est Poutine qui est responsable du renversement du gouvernement élu à Kiev en 2014, organisé (et financé) par – documents à l’appui – Washington. La campagne de terreur qui a suivi, déclenchée par les milices fascistes contre la population russophone de l’Ukraine était le résultat de « l’agression » de Poutine. Prévenir que la Crimée de devienne une base de missiles de l’OTAN et protéger la population majoritairement russe qui s’était prononcée par référendum pour son intégration à la Russie – à la suite de quoi la Crimée fut annexée – étaient autant d’exemples de « l’agression » de Poutine. La calomnie par les médias devient inévitablement une guerre par les médias. Si la guerre avec la Russie éclate, à dessein ou par accident, les journalistes en porteront une grande part de responsabilité.
Aux Etats-Unis, la campagne anti-Russe s’assimile à la réalité virtuelle. Paul Krugman du New York Times, un économiste lauréat du prix Nobel, a appelé Donald Trump le « candidat Sibérien » parce que Trump est l’homme de Poutine, dit-il. Trump a osé suggérer, dans un moment rare de lucidité, qu’une guerre avec la Russie pourrait être une mauvaise idée. En fait, il est allé plus loin et a retiré les livraisons d’armes US à l’Ukraine de son programme. « Ne serait-ce pas merveilleux si nous nous entendions avec la Russie, » a-t-il dit.
C’est pourquoi l’establishment libéral belliciste des Etats-Unis le déteste. Son racisme, sa démagogie et ses rodomontades n’ont rien à voir avec ça. En matière de racisme et d’extrémisme, Bill et Hillary Clinton n’ont rien à envier à Trump. (Cette semaine marque le 20e anniversaire de la « réforme de la protection sociale » de Clinton qui a été une guerre contre les Afro-Américains). Quant à Obama : tandis que les armes de la police US abattent ses frères afro-américains, le grand espoir de la Maison Blanche n’a rien fait pour les protéger, rien fait pour soulager leur misère, tout en menant quatre guerres rapaces et une campagne d’assassinat sans précédent.
La CIA a demandé que Trump ne soit pas élu. Des généraux du Pentagone ont demandé qu’il ne soit pas élu. Le pro-guerre du New York Times – pendant les pauses de leur campagnes anti-Poutine – demandent qu’il ne soit pas élu. Il y a quelque chose qui se mijote. Ces tribuns de la « guerre perpétuelle » sont terrifiés que le business de plusieurs milliards de dollars de la guerre par laquelle les Etats-Unis maintiennent leur domination serait compromis si Trump trouvait un accord avec Poutine, puis avec Xi Jinping de la Chine. Leur panique devant la possibilité d’une grande puissance parlant de paix dans le monde – ce qui est peu probable – serait une farce macabre si l’avenir n’était pas aussi sombre.
« Trump aurait aimé Staline ! » hurla le vice-président Joe Biden lors d’un rassemblement de soutien à Hillary Clinton. Avec Clinton hochant la tête, il a crié : « Nous ne nous inclinons jamais. Nous ne plions jamais. Nous ne nous agenouillons jamais. Nous ne cédons jamais. La victoire est à nous. Voilà qui nous sommes. Nous sommes l’Amérique ! »
En Grande-Bretagne, Jeremy Corbyn a également provoqué l’hystérie des faiseurs de guerre du Parti travailliste et d’un média qui se consacre à lui rentrer dedans. Lord West, ancien amiral et ministre du Travail, l’a bien formulé. Corbyn prenait une position anti-guerre « scandaleuse » « parce que cela lui attire le vote des masses irréfléchies ».
Lors d’un débat avec son challenger à la direction du parti, Owen Smith, le modérateur a demandé à Corbyn : « Comment réagiriez-vous en cas de violation par Vladimir Poutine d’un Etat-membre de l’Otan ? »
Corbyn a répondu : « Vous voudriez d’abord éviter que cela n’arrive. Vous établiriez un bon dialogue avec la Russie … Nous pourrions tenter une démilitarisation des frontières entre la Russie, l’Ukraine et les autres pays frontaliers de la Russie en l’Europe de l’Est. Ce que nous ne pouvons pas faire c’est de laisser une série d’accumulations de troupes calamiteuses de chaque côté, ce qui nous conduit inéluctablement vers un grand danger »
Pressé de dire s’il autoriserait la guerre contre la Russie « s’il le fallait », Corbyn a répondu : « Je ne veux pas faire la guerre – ce que je veux c’est parvenir à un monde où on n’aurait pas à faire la guerre ».
Poser une telle série de questions doit beaucoup à la montée des libéraux bellicistes en Grande-Bretagne. Depuis longtemps, le Parti travailliste et les médias leur ont offert des opportunités de carrière. Pendant un certain temps, le tsunami moral du grand crime commis contre l’Irak a provoqué un flottement, leurs contre-vérités flagrantes sont devenues un fardeau embarrassant mais passager. Indépendamment du rapport Chilcot et de la montagne de faits qui l’incriminent, Blair est toujours leur source d’inspiration, parce qu’il est un « gagnant ».
Le journalisme et enseignements dissidents ont depuis été systématiquement bannis ou accaparés, et les idées démocratiques vidées pour être remplacées par la « politique identitaire » qui confond genre et féminisme, l’angoisse de la société et libération, et qui ignore volontairement la violence d’Etat et le mercantilisme des armes qui détruisent d’innombrables vies dans des pays lointains, comme le Yémen et la Syrie, et qui invitent la guerre nucléaire en Europe et à travers le monde.
La mobilisation de personnes de tous âges autour de la montée spectaculaire de Jeremy Corbyn peut constituer une certaine résistance. Il a passé sa vie à dénoncer les horreurs de la guerre. Le problème pour Corbyn et ses partisans est le Parti Travailliste. Aux Etats-Unis, le problème pour les milliers d’adeptes de Bernie Sanders est le Parti Démocrate, sans parler de l’ultime trahison de leur grand espoir [son ralliement en rase-campagne à H. Clinton – NdT].
Aux Etats-Unis, pays des grands mouvements pour les droits civiques et contre la guerre, ce sont les mouvements comme Black Lives Matter et CODEPINK qui constituent les graines d’une version moderne.
Seul un mouvement qui grossirait à chaque coin de rue, qui déborderait des frontières et qui n’abandonnerait pas pourrait arrêter les fauteurs de guerre. L’année prochaine, cela fera un siècle que Wilfred Owen a écrit ce qui suit. Chaque journaliste devrait le lire et le retenir.
Si vous entendiez, à chaque cahot, le sang
Qui gargouille et s’écoule de ces poumons empoisonnés,
Cancer obscène, tel le reflux amer de plaies
Infectes et incurables sur des langues innocentes,
Mon ami, vous mettriez moins de zèle à répéter
À des enfants en mal de gloire désespérée,
Le vieux mensonge : Dulce et decorum est
Pro patria mori.
(Traduction française par Georges Gernot)
John Pilger | 23 août 2016

vendredi 5 août 2016

Les crapules de la haute finance veulent la peau de la révolution Bolivarienne, tous les moyens sont bons y compris affamer le peuple

La strangulation du Venezuela par tous les moyens est la prémisse de l'opposition et celle-ci a des partenaires financiers extérieurs.
Partout battre le Venezuela et faire tomber la Révolution Bolivarienne et pourtant elle persiste et maintient des programmes sociaux en dépit des difficultés économiques dues à la faiblesse des prix du pétrole.
La finance internationale n'a jamais cessé de pointer vers le Venezuela comme un pays à haut risque. Les banques allemandes et américaines, Commerzbank et Citibank, respectivement, ont décidé de mettre fin unilatéralement aux opérations avec les banques correspondantes du Venezuela. Ce n'est pas un hasard si les fonds vautours deviennent alors la deuxième partie de l'assaut international pour un encerclement financier du Venezuela.
Le siège financier est de nier la possibilité que le Venezuela puisse faire du commerce international et ne soit plus capable de payer pour les importations de nourriture et de médicaments aux fournisseurs.
C'est ce qu'attend la droite pour monter une véritable crise humanitaire qui étrangle le pays. Pour ces opérations, les banques publiques nationales avaient essentiellement Commerzbank et Citibank comme partenaires à honorer pour leurs engagements à l'étranger. Ces banques capitalistes au service de l'impérialisme ont annulé les comptes du Venezuela à la fois avec la banque publique et privée.
Le Venezuela dépend essentiellement de l'importation de marchandises et de matières premières pour l'industrie nationale grâce à l'extraction du modèle et de la commercialisation internationale du pétrole imposé jadis par le capitalisme du vingtième siècle. Par conséquent, ce qui est consommé dans le pays est dû à l'industrie pétrolière. En 2014, la situation du pétrole a changé et le prix du pétrole a commencé à tomber, sapant les recettes du pays de 70%, et affectant de manière significative l'appareil productif et la capacité d'importer des marchandises et des matières premières entraînant des pénuries et l'inflation.
Dans ces conditions, la possibilité de renverser le gouvernement grimpe en flèche. La main invisible du marché qui cible le grand capital national et transnational finit par affecter le pouvoir d'achat de la population.
Pendant ce temps, l'opposition politique vénézuélienne cherche à empêcher depuis l'Assemblée nationale de toute autre formule pour atténuer la crise que connaît le pays. D'abord, elle a refusé d'approuver le décret d'urgence économique. Maintenant, elle s'insurge pour désapprouver le Fonds de réserve latino-américain (FLAR) qui a accordé un crédit à la Banque centrale du Venezuela (BCV) d'un montant de 482,5 milliards de dollars.
Les députés de l'opposition se présentent devant la presse internationale pour dire aux journalistes que tout prêt à la nation est inconnu et ne sera pas honoré dans le cas d'un changement de gouvernement à la Présidence du pays.
La strangulation du Venezuela par tous les moyens est la prémisse de l'opposition et des partenaires financiers extérieurs, et a le soutien politique du droit international, y compris du gouvernement des États-Unis. Et pourtant, l’opposition n'a pas été en mesure encore de renverser la Révolution Bolivarienne et, celle-ci continue sa politique sociale en faveur du peuple.
Raul Cazal
Le 31 juillet 2016

jeudi 28 juillet 2016

Hubert Wulfranc,maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, :Soyons les derniers à pleurer, Soyons les derniers à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous.



L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : "l’attitude du maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, nous a impressionnés par son émotion simple et tremblante, sans jamais se départir du sens de notre humanité, mais également par ses mots qui résument tout et résonneront longtemps en nous : « Soyons les derniers à pleurer, à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous. » "
Le temps est maintenant venu d’affirmer les choses clairement, avec le mépris qui sied aux circonstances. Ceux qui continuent de surfer sur les drames, sur les peurs, sur la surenchère, sur les pires pulsions réactionnaires qui tentent d’atomiser toute idée d’intelligence intime et collective, sont indignes de la France. Oui, indignes de cette France dont ils n’ont que le nom à la bouche, la main sur le cœur, et dont ils trahissent l’esprit à chacune de leurs sorties médiatiques, quand s’exprime le vice appuyé sur le bras de la haine. Nous n’avons pas de mots assez durs pour qualifier les postures mortifères des Sarkozy et consorts, des Le Pen et de la fachosphère, et même de certains pseudo-journalistes, qui en oublient le sens premier de leurs responsabilités impérieuses par temps de crises successives. Tous ces braves gens agissent comme s’ils se tenaient à l’affût depuis toujours. Mais que proposent-ils, sinon une rupture bonapartiste ou pétainiste avec notre corpus républicain ? Leur modèle de société ressemble aux pompes funèbres. Ils sont des receleurs de la mort au profit de leurs succursales idéologiques.
Quel contraste éloquent, n’est-ce pas, avec l’attitude du maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, qui nous a impressionnés par son émotion simple et tremblante, sans jamais se départir du sens de notre humanité, mais également par ses mots qui résument tout et résonneront longtemps en nous : « Soyons les derniers à pleurer, à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous. » Et puis il y a les autres, la masse des citoyens, desquels nous nous sentons si proches, eux qui refusent de céder à la peur et aux pièges tendus par les terroristes et leurs cliques d’idiots utiles constitués à droite et à son extrême. En son for intérieur, notre société – pourtant très abîmée – refuse la théorie morbide dite de la « guerre de civilisations ». Vaincre le terrorisme et vivre en sécurité ne réclame pas des coups de menton, des claquements de talons sécuritaires et des discours guerriers, mais plus de République, donc plus de droits, plus de justice, plus de démocratie, plus de culture et surtout plus d’égalité, notamment pour que les héritiers de l’immigration se sentent des citoyens à part entière.

mardi 26 juillet 2016

1758-1794. Il était la figure de proue de la Révolution, on lui a fait porter la responsabilité de la Terreur. Plus de deux siècles ont passé et justice ne lui a pas encore été rendue.Robespierre, incapable en son temps, en ces lieux et dans le cadre qui lui est imposé par l'histoire, d'une révolution bourgeoise, voit son rêve s'effondrer quand la révolution populaire se glace et quand ses ennemis triomphent.

1758-1794. Il était la figure de proue de la Révolution, on lui a fait porter la responsabilité de la Terreur. Plus de deux siècles ont passé et justice ne lui a pas encore été rendue.
Je n'ai pas écrit le Robespierre dont on m'avait passé commande. Est-ce une excuse que de rappeler qu'Albert Mathiez avait lui aussi bronché devant l'obstacle ? Cela dit, nous ne manquons pas de biographies qui se comptent par milliers. Mais l'un des personnages les plus éminents de la Révolution, comme de notre histoire, vient encore de se voir refuser l'attribution d'un nom de rue à Paris, la municipalité estimant que « sa personnalité n'est pas incontestable ». Dans les sondages, La Fayette caracole en tête ; plus bas, Danton et Robespierre dépassent 30 % de jugements favorables mais avec autant d'avis hostiles pour Robespierre...
C'est le produit d'une longue histoire biséculaire, quand les Thermidoriens, après sa chute, l'ont anathématisé, associant son image à celle de terreur et de dictature. Depuis lors, dans l'historiographie comme dans l'opinion, Robespierre a été dénoncé par les ennemis de la Révolution, mais aussi bien par Michelet, comme l'hypocrite mégalomane « pontife de l'être suprême », défendu par l'aile gauche républicaine, partagée cependant, quand, au début du XXe siècle, l'historien radical Alphonse Aulard et Albert Mathiez s'affrontaient par héros interposés, Danton contre Robespierre. Jaurès, pour sa part, avait tranché, écrivant qu'aux Jacobins, il serait allé s'asseoir au côté de Robespierre. Le combat n'a pas désarmé depuis lors. En 1988, j'étais encore sur la brèche délivrant à Arras mon discours « Pourquoi nous sommes encore robespierristes ». Je ne le reprendrai pas ici, même si je persiste et signe, en évoquant la carrière de mon héros. Maximilien Robespierre est né à Arras en 1758 d'une famille de bourgeoisie modeste, délaissée par le père après la mort de la mère. Ce fils aîné studieux, après de brillantes études au collège d'Harcourt, a été à Arras un avocat connu, plaidant des causes philanthropiques. Cela lui a valu d'être élu député du tiers état d'Arras aux états généraux.
A la Constituante, où certains affectent de se moquer de son sérieux, il s'impose par sa conviction. « Il ira loin, il croit tout ce qu'il dit » (Mirabeau). Engagé dans tous les combats démocratiques, il réclame le suffrage universel, prône l'abolition de l'esclavage, et soutient un projet d'abolition de la peine de mort. Sa rectitude et son ombrageuse honnêteté l'imposent comme « l'Incorruptible ». S'il a obtenu que les Constituants ne puissent pas être réélus, il ne s'efface pas sous la Législative. à la tribune des Jacobins, il bataille contre Brissot, de l'hiver au printemps 1792, dénonçant les périls d'une entrée en guerre. Il n'est pas homme des journées révolutionnaires, mais au lendemain du 10 août 1792, il se retrouve en tête de la députation de Paris à la Convention nationale. Un des leaders du parti montagnard, il est l'objet de violentes accusations à aspirer à la dictature, dont il se lave avec hauteur. Lors du procès du roi, il tranche : « Louis n'est pas un accusé, vous n'êtes pas des juges... vous avez un acte de providence nationale à exercer. »
La mise en place du gouvernement révolutionnaire après la chute de la Gironde le voit entrer au Comité de salut public le 27 juillet 1793, après Couthon et Saint-Just, constituant avec eux une sorte de triumvirat au sein de la direction collégiale de douze membres. Et certes, il assume un magistère personnel. Une dictature ? On l'a trop répété. Acceptant la Terreur comme recours nécessaire, Robespierre ne la sépare pas de la vertu, clef de voûte de la Cité, qu'il fait cautionner par la proclamation de la croyance à l'être suprême lors de la fête du 20 prairial an II, apothéose personnelle mais aussi annonce de sa chute. Après l'élimination des factions du printemps 1794, à droite Danton et les Indulgents, à gauche, Hébert et les « exagérés », comme avec la mise au pas du mouvement populaire, Robespierre est confronté, dans une France reconquise et victorieuse sur ses frontières, au départ de la Terreur dont on lui fait porter la responsabilité, comme aux intrigues et aux tensions grandissantes à la Convention, aux comités mêmes.
Il se replie dans l'isolement, ne revenant à l'Assemblée qu'à thermidor, pour dénoncer en termes trop vagues les ennemis de la Révolution : le complot ourdi contre lui le voit décrété d'arrestation, lui et ses amis, le 8 thermidor. Il n'a pas voulu s'appuyer sur la mobilisation des sections fidèles. Blessé d'un coup de pistolet, Robespierre, son frère et ses amis, Couthon, Saint-Just, Lebas, sont guillotinés le 9 thermidor, dans l'indifférence parfois hostile de la foule.
Ce bout de chemin fait ensemble nous permet-il de comprendre à la fois le rayonnement de cette figure de proue et sa disgrâce ? S'impose la grandeur de l'homme d'état, à nous comme à ses contemporains, même les plus hostiles. La clairvoyance de celui qui a indiqué la ligne juste face au péril de guerre en 1792, la conduite de la politique d'alliance avec le mouvement populaire, la gestion du gouvernement révolutionnaire en l'an II, entre périls et lutte des factions...
Une pensée se reflète dans sa continuité, l'affirmation de l'amour du peuple. Dès 1789, le défenseur du peuple osera affirmer : « Nous sommes les sans-culottes et la canaille. » D'entrée, aux côtés de tous les déshérités, les exclus, les juifs, les comédiens, les esclaves, les soldats et leur famille, il a avec intransigeance énoncé les principes d'une démocratie en réclamant le suffrage universel puis en se faisant le défenseur de la République. Le pacifiste universaliste de 1792 s'est retrouvé sans contradiction à la pointe du patriotisme intransigeant. L'Incorruptible s'est imposé ainsi à la Convention, comme aux masses populaires mobilisées.
Voilà bien une hagiographie, dira-t-on ? Certes non, et pas plus que mes prédécesseurs en robespierrisme, de Georges Lefebvre à Albert Soboul, je n'ai l'intention de justifier ou d'excuser. On a dit les limites de la vision sociale de Robespierre, qui sont celles de son projet de déclaration des droits en 1793. Un droit de propriété confirmé mais borné par le respect de la propriété d'autrui et par le droit à l'existence de tous : « Il faut que l'homme vive indépendant. » On a pu dénoncer son « système » justifiant dans les grands rapports de l'an II la Terreur comme indissociable de la Vertu, valeur clef de la Cité qu'il aspire à reconstruire. Assumant sa responsabilité, il a certes envoyé à la mort des représentants de l'Ancien Régime comme aussi ses adversaires et anciens amis, Danton, Desmoulins. Mais l'emballement de la Grande Terreur de l'été 1794, en prairial, n'est point de son fait. Pour sortir de la Terreur, son rêve s'est exprimé à travers ses grands rapports dans la proclamation célèbre qui conduit à la fête du 20 prairial an II : « Le peuple français reconnait l'existence de l'être suprême et d'immortalité de l'âme. » Plus qu'une mesure de circonstance pour frapper l'hébertisme déchristianisateur ou l'habillage d'un culte patriotique, ce projet reflète la conviction profonde de Maximilien, croyance en un dieu dont le temple est la nature, comme chez Jean-Jacques Rousseau. Point n'est question de contester leur dimension religieuse sans pour autant aller jusqu'à un Robespierre « mystique ». Pour moi, à la base, s'inscrit l'angoisse de Robespierre telle qu'elle monte en lui dans la solitude des derniers temps : « Les bons et les méchants disparaissent de ce monde... » mais ce ne peut être dans le néant. Pour que la vertu ait un sens, l'immortalité - cette « illusion » peut être est nécessaire - et l'être suprême aussi. « Fuite en avant dans la métaphysique » ? Après Georges Lefebvre et Albert Soboul, qui l'ont esquissée, cette formule laconique de Claude Mazauric peut être admise comme l'argumentaire auquel elle s'associe : face à ses contradictions, Robespierre, incapable en son temps, en ces lieux et dans le cadre qui lui est imposé par l'histoire, d'une révolution bourgeoise, voit son rêve s'effondrer quand la révolution populaire se glace et quand ses ennemis triomphent. Il ne lui reste plus qu'à s'en remettre, le 8 thermidor, à ses fidèles comme à nous : « Je vous laisse ma mémoire, elle vous sera chère et vous la défendrez. » Voila pourquoi nous sommes encore quelques robespierristes.
Michel Vovelle Professeur honoraire à la Sorbonne, historien spécialiste de la Révolution française

lundi 25 juillet 2016

Pepe Mujica." Le président et la motte de terre.” "Je me définirais comme une motte de terre montée sur pattes."


Pepe Mujica. La force de la cohérence

22.07.2016 - Paris - Mauricio Alvarez
Pepe Mujica. La force de la cohérence

Pepe Mujica (1) est un ancien fleuriste, guérillero, prisonnier et président de l’Uruguay, un petit pays d’Amérique latine de 3,3 millions d’habitants. Son franc parler, son mode de vie simple et ses critiques incessantes de la société de consommation et du modèle capitaliste ont fait de lui une star internationale.


Dans le cadre de cet article, j’ai choisi volontairement de ne pas refaire un bilan de son mandat présidentiel qui s’est terminé 1ᵉʳ mars 2015, mais de vous proposer une petite introduction de la vision du monde de cet homme qui défend des valeurs humanistes, avec beaucoup de détermination et de cohérence. Pour cela, j’ai décidé de vous partager deux courts extraits d’un documentaire diffusé sur la chaîne ARTE, intitulé : “Pepe Mujica. Le président et la motte de terre.”


Voici le premier passage, prélevé d’un entretien où José Mujica s’exprime sur l’importance de la sobriété et du travail de la terre dans sa vie :


Les mains, des outils de la pensée


“La vie a changé un peu, mais pour l’essentiel je reste le même. Ma vie est un peu plus compliquée, mais c’est comme tout, ça va passer.
Je me définirais comme une motte de terre montée sur pattes. J’ai vécu et je vis encore de la terre, mais je vis également pour la terre.
Chacun a besoin d’une marge de bonheur personnel, qu’on en soit conscient ou pas. J’essaie de me réserver du temps pour faire ce qui me plaît. C’est ma définition de la liberté humaine. Ma liberté à moi, je la trouve dans le travail de la terre.


Tout ce temps passé en prison m’a donné le temps de réfléchir. J’ai cherché à me connaître à moi-même et je n’en ai pas terminé.


La réalité est bien au-delà de l’idée que je m’en fais. La réalité est bien plus complexe, plus difficile encore. Pour moi, le travail physique aide à corriger les excès de l’intellectualisme. Sans lui, on a du mal à évaluer le niveau des difficultés auxquelles on va être confronté dans tout travail que l’on se propose de faire. En fait les mains sont des outils de la pensée. Les mains pensent.”


Le deuxième extrait, provient également d’un entretien, et s’intéresse aux effets pervers du capitalisme, notamment à son impact négatif sur les relations interpersonnelles et sur le bonheur des hommes :


L’éloge de la sobriété


“Quelqu’un dont le temps est totalement aliéné ne peut pas être heureux. Et c’est l’aberration des sociétés modernes. Tout le monde est pressé et court. Et quand on se réveille, la vie a passé!


Nous sommes dominés par une culture inhérente au capitalisme, qui veut continuer à faire des profits et à accumuler et qui, pour vivre dans ce capitalisme, exige que chacun de nous aliène toute sa vie en achetant et en gagnant de l’argent pour acheter davantage… Mais ça, c’est inhérent au capitalisme, pas au bonheur humain.


La grande richesse n’assure pas le bonheur. Il faut lutter pour vivre sobrement, avec le strict nécessaire. Ce n’est pas renoncer aux choses matérielles, mais ne pas se laisser réduire en esclavage par ces choses. Car au fond, les affects, ces choses qui nous émeuvent le plus, demandent à ce qu’on leur consacre du temps. Quiconque n’a pas le temps de cultiver ses affects peut difficilement être heureux. Et ça , ça ne s’achète pas.”


La crédibilité de Pepe Mujica repose principalement sur une profonde cohérence entre ses paroles et ses actes. Son style de vie très sobre permet à sa pensée de rayonner avec encore plus de force. Un type de leadership qui nous fait forcément penser, toute proportion gardée, à Mahatma Gandhi ou à Pierre Rabhi.


José Mujica, surnommé « Pepe Mujica », est un homme d’État uruguayen, né à Montevideo le 20 mai 1935. Il a été le 40ᵉ président de la République du 1ᵉʳ mars 2010 au 1ᵉʳ mars 2015. (Source Wikipedia)
source: http://www.pressenza.com/fr/2016/07/pepe-mujica-force-de-coherence/

samedi 23 juillet 2016

►Poutine "L'OTAN nous pousse vers un conflit nucléaire" !


►Poutine "L'OTAN nous pousse vers un conflit nucléaire" !
Le président russe Vladimir Poutine parle aux journalistes des agences de presse du monde, lors de la deuxième journée (le 17 juin) de St. Petersburg International Economic Forum de la Russie (de SPIEF).
Si la situation actuelle se poursuit, le résultat pourrait être un conflit nucléaire dévastateur. Washington a versé cinq milliards de dollars en Ukraine dans le but d'éventuellement l'instigateur d'un coup sur le seuil de la Russie. Washington et l'OTAN soutiennent les forces proxy sur le terrain pour tuer et chasser ceux qui demandent l'autonomie du régime fantoche des États-Unis à Kiev.
Des centaines de milliers ont fui à travers la frontière en Russie.
Washington accuse Moscou d'envahir l'Ukraine, d'avoir eu une main dans l'attentat d'un avion de ligne commercial et de «l'invasion de l'Ukraine sur la base aucune preuve (On a assisté à la Manipulation par les médias qui font partie de la machine de relations publiques de Washington).
En conséquence de cette «agression» russe, Washington a détérioré des sanctions à Moscou.
Le but ultime est de dé-lier l'économie européenne de la Russie et d'affaiblir l'économie dépendante de l'énergie de la Russie en lui refusant les marchés d'exportation. Le but ultime est d'assurer aussi l'Europe reste intégré à / dépendant de Washington, pas moins par l'intermédiaire du Partenariat pour le commerce et l'investissement transatlantique (TTIP) et à long terme par l'intermédiaire de gaz des États-Unis et le pétrole du Moyen-Orient (vendu en dollars, augmentant ainsi la force de la monnaie sur laquelle l'hégémonie mondiale des États-Unis repose) .
Les grands médias traditionnels dans l'Ouest répètent bêtement les accusations portées contre Moscou comme un fait, en dépit de Washington ayant concocté des preuves ou inventé des prétextes sans fondement
. Comme avec l'Irak, la Libye, l'Afghanistan et d'autres «interventions» qui ont laissé une traînée de mort et la dévastation dans leur sillage, le rôle des médias occidentaux est d'agir comme porte parole pour les politiques officielles et les guerres des États-Unis
La réalité est que les Etats-Unis ont environ 800 bases militaires dans plus de 100 pays et le personnel militaire dans près de 150 pays. les dépenses de son armée américaine NAINS ce que le reste du monde passe ensemble. Il dépense plus en Chine par un rapport de 6:
1. Que disent les grands médias à ce sujet? Que les Etats-Unis soit une «force pour le bien» et constitue «gendarme du monde» - pas un empire qui s'impose militairement.
Dans les années 1980, les guerres de Washington, escadrons de la mort et des opérations secrètes étaient responsables de six millions de décès dans le tiers monde «en développement» .
Un chiffre mis à jour suggère que ce chiffre est plus proche de dix million.En rompant les précédents accords conclus avec la Russie / l'URSS, au cours des deux dernières décennies, les États-Unis et de l'OTAN a évolué en Europe de l'Est et continue à encercler la Russie et installer des systèmes de missiles visant à lui. Ils ont également entouré l'Iran avec des bases militaires. Il déstabilise le Pakistan et «intervienne» dans les pays à travers l'Afrique pour affaiblir le commerce et d'investissement et de l'influence chinoise. Elle entend éventuellement militairement 'pivot' vers l'Asie pour encercler la Chine.
Le plan de jeu de Washington pour la Russie est de détruire est en état de fonctionnement ou d'affaiblir de façon permanente de sorte qu'il soumet à l'hégémonie américaine.
Alors que les médias traditionnels dans l'Ouest a entrepris de faire revivre la mentalité de la guerre froide et de diaboliser la Russie, Washington estime qu'il peut réellement gagner un conflit nucléaire avec la Russie.
Elle ne concerne les armes nucléaires comme un dernier recours, mais une partie d'un théâtre conventionnel de la guerre et est prêt à les utiliser pour des frappes préventives
Washington accuse la Russie de violer la souveraineté territoriale de l'Ukraine, tandis que les Etats-Unis et son armée, de mercenaires et de services de renseignements à l'intérieur Ukraine.
Ils agitent les troupes en Pologne, en se livrant à des «jeux de guerre à la Russie et a poussé à travers un acte« anti-agression russe »qui dépeint la Russie comme un agresseur afin de donner à l'Ukraine membres de facto de l'OTAN et le soutien militaire .
Washington avance que la Russie commence à saper l'hégémonie du dollar par le commerce du pétrole et du gaz et de produits en roubles et d'autres monnaies.
L'histoire montre que chaque fois qu'un pays menace le dollar, les Etats-Unis ne restent pas les bras croisés
Malheureusement , le public occidental croient les mensonges nourris pour eux.
Il en résulte que les médias ne sont qu''une extension du bras de propagande de Washington.
Le PNAC, sous le prétexte d'une certaine «guerre contre le terrorisme» bidon, est en partie construite sur la crédulité, l'opinion publique est attisé par des explosions émotionnelles des politiciens et des médias.
Si Poutine réagit d'une certaine manière, il est intéressant de se demander ce que la réponse des États-Unis serait si la Russie avait mis ses missiles au Canada près de la frontière des États-Unis, avait déstabilisé le Mexique et parlait de mettre des missiles là aussi. Pour couronner le tout, imaginez si la Russie appliquaient des sanctions sur les États-Unis pour l'ensemble de cette «agression».