H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".



RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

mercredi 16 novembre 2011

Le mensonge étant le propre de ceux qui se moque de la démocratie , et, comme la démocratie , pour l'instant, c'est du passé en attendant que le peuple reprenne les rennes (çà vient)voici une analyse tout ce qui a de plus économique mais qui remet les choses à leur place ;comme quoi les banques ont bien pour l'instant les commandes de notre destinée, mais je m'empresse d'ajouterque c'est le politique qui a donné ce pouvoir , donc si l'on reprend en main notre DESTINÉE chaque individu peut vivre dignement, C'EST UNE QUESTION DE CHOIX POLITIQUE , RIEN DE PLUS car si au lieu de donner le pouvoir au fric et aux banques , le peuple se l’appropriait ..on nous traiteraient de ..dictateur .... Et non! c'est ce qu'on appelle la démocratie directe!! bonne lecture


Vous avez peut-être encore en tête le principal résultat proclamé de l’accord du 26 octobre 2011 : “La décote volontaire de 50 % de la dette grecque”, qui a été reprise par tous les médias, et qui est souvent qualifiée ainsi.
Nous allons voir qu’en fait nous sommes bien loin des 50 %, et que la montagne a, comme d’habitude, accouché d’une souris naine…

La détention de la dette grecque

Pour bien comprendre, il faut savoir que la dette grecque représente environ 360 Md€ et ses principaux détenteurs sont les suivants :
Détention dette grecque Grèce
Nous pouvons synthétiser ainsi :
Détention dette grecque Grèce
NB. : Je précise un point au passage : les assureurs sont très peu impactés car, en général, il est contractuellement prévu que ce genre de pertes s’impute sur la provision de participation aux bénéfices des assurés, c’est-à-dire qu’environ 80 % de la perte est re-facturée aux épargnants, sous la forme ici d’une très légère baisse du rendement 2011 de l’épargne. C’est différent pour les banques, pour qui la perte s’impute à 100 % sur les résultats puis fonds propres…
Cela donne visuellement en camembert :
Détention dette grecque Grèce
Du coup, analysons l’accord du 26 octobre (consultable ici), et plus particulièrement son article 12, que je scinde en 3 :
Article 12. La participation du secteur privé joue un rôle vital pour ramener l’endettement de la Grèce à un niveau supportable. C’est pourquoi nous nous félicitons des discussions en cours entre la Grèce et ses investisseurs privés visant à trouver une solution permettant d’approfondir la participation du secteur privé.
Oulà, les chefs d’État se “félicitent” de discussions en cours – les voilà réduits au stade de spectateurs…
Parallèlement à un programme de réforme ambitieux pour l’économie grecque, la participation du secteur privé devrait garantir la diminution du ratio de la dette grecque au PIB, l’objectif étant de parvenir à un taux de 120 % d’ici 2020. À cette fin,nous invitons la Grèce, les investisseurs privés et toutes les parties concernées à mettre en place un échange volontaire d’obligations avec une décote nominale de 50 % sur la valeur notionnelle de la dette grecque détenue par les investisseurs privés.
On retrouve le pouvoir suprême de nos dirigeants – TREMBLE FINANCE !!!!! : une invitation à négocier un échange “volontaire”…
Sinon, il y a du concret : nous pouvons avancer. Ne sont donc concernés QUE les investisseurs privés :
Détention dette grecque Grèce
Ne sont donc concernés ni les investisseurs public, ni le FMI, l’UE et la BCE.
Petite incise : grâce au viol du traité de Lisbonne, la BCE a fait rentrer dans son bilan 45 Md€ d’obligations grecques. Si elle avait été concernée (ou si la Grèce faisait défaut – genre après un référendum par exemple), elle perdrait donc plus de 22 Md€… Or son capital au 31/12/2010 (consultable dans ses comptes annuels p.4 ici) était royalement de… : 5,3 Md€ ! Oui, elle a plus de 4 fois son capital en obligations grecques, GE-NI-AL ! Mais bon, elle continue, rassurez-vous, elle a racheté la semaine passée 10 Md€ d’obligations italiennes. C’est ça AUSSI la conséquence de la monétisation, dont on vous parle peu : transformer la BCE en bad bank, le tout pour “sauver l’euro”, c’est logique, voire grandiose… Notez, il y a une vraie cohérence intellectuelle du financiarisme : après avoir mis le système bancaire en faillite, puis les États, il semble logique de mettre aussi la BCE en faillite, de façon à parachever son grand oeuvre : renvoyer le système économique à la Préhistoire… Fin de la parenthèse…
Sont donc concernés par la décote les grosses banques et gros assureurs non grecs (45 Md€) et les banques grecques (51 Md€). Restent les 91 Md€ non identifiés, où il y a de tout : petites banques, hedge-funds, supports d’investissements, particuliers et entreprises… Comme je suis généreux, on va dire qu’il y a là dedans 50 % qui vont être potentiellement concernés par l’échange, soit 45 Md€.
On part donc sur environ 140 Md€ de dette (sur 360 au total). MAIS il faut que les détenteurs acceptent volontairement de perdre leur argent. Les représentants des banques qui ont négocié avec les gouvernements n’ont AUCUN moyen d’imposer quoi que soit à leurs mandants. Si les grosses structures suivront, ce n’est pas sûr du tout que les petits le fassent. Surtout que les prochaines échéances de remboursement de la Grèce sont en mars 2012. Pourquoi, titulaire de 100 de ces obligations, remboursées en mars, allez vous accepter de les échanger en janvier contre 50 + l’obligation de les ré-investtir sur de la dette grecque ?
Je vais encore être magnanime, et considérer que 80 % des détenteurs privés vont accepter l’échange, soit 110 Md€ de dette, décotée de 50 %, soit 55 Md€ en moins pour la Grèce.
La restructuration (haircut) réelle représente donc 15 % de moins pour la Grèce– bien loin des 50 % affichés. Donc un petit progrès, mais bien loin du besoin de la Grèce… Mais bon, les investisseurs privés perdent bien 55 Md€ dans l’accord…
Fin de l’histoire ? Que nenni…
Les 8 premières banques privées grecques possèdent donc 51 Md€ de dette ; sur les 91 Md€ non identifiés, supposons qu’il y ait 9 Md€ de plus dans des petites banques (hypothèse optimiste), on arrive à 60 Md€ sur les banques grecques, qui perdent ainsi 30 Md€. Vu leur état calamiteux, c’est faillite assurée s’il n’y a pas recapitalisation immédiate – qui est prévue dans l’accord. Donc, l’Europe va prêter 30 Md€ à ces banques pour les sauver. Autant dire que c’est autant de dette qui revient charger la barque de la Grèce.
Si on compte bien, nous en sommes à -55 + 30 = -25 Md€ pour les 360 Md€ de dette grecque, soit un magique -7 %, pas très loin des -50 %, non ? On dit merci qui ?
Mais ce n’est pas fini !
Terminons de lire l’article 12 :
Les États membres de la zone euro contribueront à l’ensemble des mesures relatives à la participation du secteur privé à hauteur de 30 milliards d’euros. Sur cette base, le secteur public est disposé à fournir un financement supplémentaire au titre du programme pour un montant allant jusqu’à 100 milliards d’euros jusqu’en 2014, y compris la recapitalisation requise des banques grecques. Le nouveau programme devrait être arrêté d’ici la fin de 2011 et l’échange d’obligations devrait être mis en œuvre au début de 2012. Nous demandons au FMI de continuer à contribuer au financement du nouveau programme grec.
P.S. : c’est sympa de “demander au FMI” de continuer à déverser de l’argent dans le puits sans fond(s) – mais je crains que les autres pays ne suivent plus très longtemps…
Sinon, c’est drôle, relisons bien : “Les États [...] contribueront à l’ensemble des mesures relatives à la participation du secteur privé à hauteur de 30 Md€“. Donc, si je comprends bien, quand le privé “participe” de 55 Md€, le public participe de 30 Md€. Je suis nul, moi, je pensais que quand le privé participait, le public ne participait pas, brrr, j’ai décidément du mal à me faire à “l’assistanat des riches”…
Je traduis : quand le privé dégrade ses comptes de -55 Md€, il y a une garantie publique de 30 Md€ sur les 55 Md€ restant, donc nous prendrons la moitié de la facture à venir. ET, car c’est fromage et dessert, vous avez bien lu le “le secteur public est disposé (sic.) à fournir [...] jusqu’à 100 Md€ y compris la recapitalisation requise des banques grecques”.
Nous pouvons traduire ainsi la décote de -55 Md€ :
  • -30 Md€ pour les banques grecques ; cet argent est in fine perdu par les actionnaires grecs, mais le contribuable va du coup “avancer” (= perdre) au moins 30 Md€ aux banques grecques ;
  • -25 Md€ pour les banques non grecques ; cet argent est in fine perdu par les actionnaires – mais le contribuable va renflouer certaines de ces banques ;
  • MAIS nous garantissons de 30 Md€ de plus les investisseurs privés – merci pour eux…
Enfin, face au haircut de -55 Md€, vous aurez noté “le secteur public est disposé (sic.) à fournir [...] jusqu’à 100 Md€”. Ou le sapeur Camembert qui creuse un trou pour en boucher un autre… Bref, au mieux,-15 %, en vrai – 7 %,  voire probablement + 5% ou + 10 %…
Rappelons enfin qu’en avril 2010, il n’y avait AUCUNE participation internationale, toute la dette était privée. Aujourd’hui, il y a 111 Md€ de dette portant in fine sur les contribuables, et on annonce que nous allons monter jusqu’à 211 Md€ !! Bref, le contribuable va payer pour que les investisseurs privés ne perdent pas…
Notez que ma phrase est imprécise : en fait, “le contribuable” ne paye rien actuellement, car les États garantissent à crédit ; en fait, les investisseurs obligataires grecs viennent de passer le mistigri aux investisseurs obligataires allemands, français, belges – qui vont probablement perdre in fine une partie de leur mise… Nous l’analyserons dans le prochain billet sur la dette grecque.
À suivre, donc, la Grèce n’étant qu’un amuse-bouche…


Détention dette grecque Grèce


Source: les crises.fr

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